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Exposition MOROCCO at Galerie Just Jaeckin Paris

Paris, Avril 2019. Vernissage de l’exposition MOROCCO de Julia Jaeckin, dont une série a été photographiée pour la Collection ‘Rhapsodie Impressionniste’ de Diana d’Orville dans le désert marocain. 

Frissons et fierté pour ma très chère amie d’enfance.

Inspirée par ses parents (la fibre artistique est un long fleuve tranquille familial !), Julia se lance également dans la photographie après être sortie diplômée de l’École des Gobelins et reprenant la gérance de la Galerie Just Jaeckin à Saint-Germain-des-Prés à Paris. 

Julia présente sa première exposition MOROCCO, sa terre d’adoption, sous trois séries différentes, où le jeu des lumières est un élément primordial dans son travail. 

« Ce que j’aime dans la photographie, c’est pouvoir capter l’espace d’un court instant un regard, une émotion. La femme est ma muse que ça soit dans le domaine du portrait ou de la mode. M’étant toujours inspirée du travail de mon père arrivant à capturer le sourire dans les yeux de ses modèles, je m’efforce à réussir cette quête du bonheur la mettant à l’honneur dans l’image. J’aime travailler à l’argentique, apportant un grain et un contraste spécial à mes photos » – Julia Jaeckin. 

Dans la série ‘Fleur d’Oranger’, réalisée avec Miss Maroc 2015, Julia met à l’honneur la beauté de la femme en accord avec le stylisme qu’elle porte à travers les décors. Les couleurs vibrantes et chaudes du pays sont mises en lumière par les photographies en argentique. 

La série ‘Ombres et Lumières’ met en perspective deux types de femmes du Maroc. La femme traditionnelle, portant sur elle parures de bijoux en fonction de sa région (le Souss, le Sahara, l’anti-Atlas et le moyen-Atlas). Nous observons la force et la pudeur de cette femme, dans une idéologie ancrée par les mœurs de son pays. La femme contemporaine, par contraste, se dévoile, se dénude, absorbée par l’insouciance et la liberté. Nous remarquons l’importance de la lumière, portant les modèles dans leur propre épanouissement, à travers une évolution des mœurs et d’une société en constante évolution. 

‘Terre Rouge’, la dernière série, est un reportage photographique où le peuple berbère constitue l’objet central de son étude. Un reflet éclatant de leur joie de vivre, de leur vision libre du monde face à un monde extérieur contemporain. Le titre de ce reportage fait honneur aux paysages présents dans ce village d’Ouirgane, par sa terre de couleur rouge et par la chaleur humaine de ce peuple. 

« IL N’Y A PAS DE CRÉATION SANS IMAGINATION »

« Plus elle se rap­proche du monde tel qu’il est et en s’éloignant de l’héritage pater­nel, plus son oeuvre est inté­res­sante. Dans cette expo­si­tion, la jeune pho­to­graphe s’intéresse à la trans­for­ma­tion du corps des femmes avec l’évolution des moeurs et au moment où — du moins dans les villes — le Maroc res­semble aux modèles européens.

La créa­trice prouve qu’il n’est pas de créa­tion sans ima­gi­na­tion. Et c’est lorsque le monde maro­cain qui change est pris “dans la rue” que ses pho­tos sont les plus puis­santes. L’insolence est là. L’attention aussi. Le rideau sou­dain  se lève sur le réel en une forme de pré­gnance et de liberté. Lorsque l’artiste renonce aux poses où une beauté offi­cielle tient trop le haut du pavé et lorsque celle-ci semble deve­nir plus “quel­conque,” une ful­gu­ra­tion a lieu » (Jean-Paul Gavard-Perret, Le Littéraire.com, 30 Mars 2019) 

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